Conférence du 21 octobre 2020 dans le cadre du cycle de conférences « Le(s) féminisme(s) : formes en tous genres ».
Les femmes écrivent et publient au XIXe siècle : ce n’est pas nouveau, mais il s’agit désormais de femmes de conditions sociales diverses, qui écrivent dans tous les genres littéraires. Des moralistes, des critiques et bien des écrivains hommes leur reprochent à la fois d’envahir un espace public où elles n’auraient rien à faire et seraient une source de désordre, et de trop exposer leur intimité, au mépris de la morale (en publiant, elles deviennent des femmes publiques, c?est-à-dire des prostituées) ? mais aussi de la grandeur de l?art : car l?exposé d’expériences et de petits soucis de femmes ne saurait produire des oeuvres dignes d’intérêt. On partira de Virginia Woolf, et de la façon dont elle abordait ces questions dans Une chambre à soi (1929) et de ce motif de la chambre, avant de présenter quelques écrivaines françaises. Les femmes très diverses dont il sera question ont écrit avant ce qu’on appelle aujourd’hui la « première vague » du féminisme : Mme de Duras (1777-1828, duchesse et romancière)
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