Conférence donnée par Paul Ardenne le 26 avril 2000 dans le cadre du Cycle de conférences Ciné rose c’est la vie”. “Au moment où l’art use et abuse des figures de la sexualité, il paraîtra opportun d’interroger l’imagerie sexuelle low où s’incarne le genre pornographique. Un retour au degré zéro de l’image sexuée, si l’on entend bien considérer d’abord pour ce qu’elle est l’image “X”: une production dont l’économie, médiocre par destination, réside foncièrement dans l’utilité.””
Cycle de conférences Ciné rose c’est la vie”: “Le dernier cycle de conférences de l’année, ainsi placé sous les auspices de Duchamp, pour tenter une caractérisation de l’image érotique (film, vidéo, photographie) que l’on aimerait voir mener avec la précision de l’entomologiste, invitera à un parcours singulier entre: objet érotique-paradoxe-violence-beauté-poésie-mystique. Ce qu’autorise la phrase de Bataille: il n’y a pas de mur entre érotisme et mystique. Dénoncer la dénégation de la plaie sexuelle et prendre l’objet érotique comme guide ne peut être autre chose que vouloir faire coïncider… sainteté et athéisme! Car, quand l’expérience mystique révèle une absence d’objet, l’expérience érotique travaille, elle, à l’abolition du sujet devant cet objet paradoxal: le lieu de la jouissance, qui peut s’énoncer comme… suppression du sujet et de l’objet. Alors l’image, loin d’autoriser une simple catharsis, pourrait être un passage obligé pour cette violence, étrangère à tout langage, qui réside au fond de toute jouissance humaine. Il s’agira donc, en analysant ces images “maudites”, “bannies”, d’accepter que s’ouvrent plus largement, à ladite violence, à l’instar du geste sadien, les portes de l’art, même.” (Source : Rapport d’activité 1999/2000)”
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