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Conférence de Gilles Manceron dans le cadre du cycle de conférences L’Orientalisme”. “[…] Qu’il s’agisse d’un périple initiatique des écrivains et des artistes ou des explorations aventureuses des scientifiques accompagnés très tôt par les photographes, le voyage en Orient est la destination privilégiée des tous les chercheurs non seulement de l’exotisme, mais aussi d’une supposée authenticité, d’une vérité immobilisée dans le temps, sur l’origine des civilisations et les modes de vie perdus. La quête est celle de la vérité du mythe, aussi paradoxal que cela puisse paraître
Conférence de Gilles Manceron donnée le 17 décembre 2003 dans le cadre du cycle de conférences L’Orientalisme”.[…] Les expositions universelles et coloniales des années 1860 aux années 1930 sont la consécration de ce regard (sur l’autre), dans une époque où, de manière plus radicale encore, des démonstrations et mises en scènes d’indigènes ensauvagés sont présentées dans des lieux comme le Jardin zoologique d’acclimatation de Paris. De maniètre plus subtile, les arts plastiques et la littérature s’attachent à une représentation anecdotique, déformée et recomposée de l’univers esthétique des peuples extraeuropéens. Mais grâce au contexte de cette domination coloniale qui facilite les échanges et permet les confrontations, et, cette fois, en marge de ce courant dominant et même en contradiction avec lui, les artistes ont porté un regard réellement attentif à d’autres cultures. Ils ont puisé dans ces civilisations des éléments suceptibles de nourrir leur art et de ce fait ont profondément secoué et fait évoluer l’art occidental.(Source: Rapport d’activité 2003)”

  • Titre :Les paradoxes de l’orientalisme
  • Date :2003
  • Cote :C2003 - MAN
  • Code barre :23052101
  • Auteur(s) :Manceron Gilles
  • Type :Conférences
  • Langue :fre