Conférence de Jean-Luc Nancy dans le cadre du Cycle de conférences Espaces décrits/espaces d’écrits” coordonné par Elisabeth Milon et Jean-Pierre Greff. “Décrire un espace c’est toujours l’écrire. Ecrire, c’est toujours habiter un espace particulier. De l’espace préexiste et de l’espace se forme. Interroger cette relation qui, énoncée ainsi, tournerait rapidement à une tautologie un peu maniériste, nous amène plus précisément à envisager des types d’écritures de différentes natures (sociologiques, photographiques, éditoriales, scénographiques, poétiques, philosophiques) à l’épreuve de leur espace intrinsèque, c’est-à-dire leurs outils et leur grammaire, et aux prises avec une réalité extrinsèque qui leurest pré-texte, leur objet, leur origine, leur ancrage. c’est donc poser la question des passages, des écarts, de l’interprétation, de la traduction, de l’adaptation. Deux directions ont prévalu à ce cycle de conférences : s’intéresser d’une part à des écritures décrivant l’espace urbain et architectural, d’autre part à des écritures mettant en jeu l’espace que ce soit celui de la page ou de la scène. (Source: Rapport d’activité 1999)”
Conférence de Jean-Luc Nancy, philosophe, donnée le 24 mars 1999 dans le cadre du Cycle de conférences Espaces décrits/espaces d’écrits”. La ville se dessine au loin, contours de toits, de tours, de flèches et de dômes, réseau de lumières, vapeur dans le ciel : l’idée d’un lieu, d’un nom, d’une manière d’habiter et de passer. La ville ouvre au lointain des ports et des pistes d’envol, des fleuves, des routes, des chemins de fer, et à celui des zones, des terrains vagues, des surplombs de pénétrantes et des étages impraticables. La ville s’éloigne de nous, elle devient une autre ville, autre chose qu’une ville : nous cherchons encore sa mesure, et le savoir qu’il faut pour y passer et s’éloigner avec …(Source: Rapport d’activité 1999)”
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