Conférence de Camille Taboulay le 16 janvier 2002. Jacques Demy a souvent emprunté la forme du conte (prendre le réel avec des princesses…°, convention perverse qui permet, en jetant aux yeux une poudre merveilleuse, de traiter de l’ambiguïté des rapports de l’homme et du monde. A travers le cinéma de Jacques Demy, nous verrons les affinités du réalisme et du merveilleux, ou comment en recouvrant l’un par l’autre, il nous donne l’impression de voir un rêve sucré, plus lucide et acide qu’il n’y paraît…” (Source: Rapport d’activité 2001/2002)”
Cycle Le merveilleux: l’envers du réel?”. “Réel, imaginaire, un troisième pourrait nous éclairer: symbolique. Selon Lacan et les premiers chapitres de la Genèse repris autrement par Jean, il n’y a de réalité que de langage. (… S’émerveiller ne serait-ce pas supposer que le monde reste énigme? N’est-ce pas penser que pour dire un peu du monde, il faut le biaiser plutôt que l’affronter et user d’artifices et de stratagèmes pour le mettre en images. Ainsi posé, parler du merveilleux c’est aussi poursuivre, par une autre voie en apparence aux antipodes, la question des réalismes que nous avions soulevée dans un cycle précédent. (…)” (Source: Rapport d’activité 2001/2002)”
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