Conférence de Colette Garaud donnée le 21 octobre 1998 dans le cadre du Cycle de conférences Art et nature”. “Sans doute n’y a-t-il jamais eu de “nature”, mais seulement une “idée”, ou plutôt des “idées de nature”: l’étude des nouvelles relations qui se sont instaurées entre les artistes et l’environnement, à la faveur, entre autres, du mouvement de sortie des ateliers à la fin des années soixante, montre surtout une extrême diversité dans la façon dont les artistes ont pensé la nature. Ayant publié, il y a cinq ans, un ouvrage sur le sujet, l’auteur souhaite, après en avoir rappelé le contenu dans ses grandes lignes, faire un retour critique sur ce travail, indiquer les directions qu’elle estime avoir insuffisamment explorées, et tenter de comprendre comment aujourd’hui, une trentaine d’années après les grandes ?uvres du land art et les premières interventions sur des sites naturels ou semi-naturels, les artistes renouvellent les questions traditionnelles du paysage et du jardin, explorent l’idée du mimésis ou de tératologie à travers le règne animal et végétal, se souviennent des anciens cabinets de curiosités, ou encore développent des rapports paradoxaux et féconds entre nature et technologie.” (Source: Rapport d’activité 1998)”
Cycle de conférences Art et nature” coordonné par Jacques Demarcq et Jean-Pierre Greff. “En simplifiant beaucoup, on pourrait dire que l’art moderne, du cubisme à l’art conceptuel, a fait de la culture et de ses langages son macrocosme : son monde extérieur. L’énergie créatrice, souvent, se nourrissait de chair vivante, et de psychisme
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